📝 Description
Au XIXᵉ siècle, la Haute-Romanche change profondément. Le désenclavement commence véritablement en 1856 avec l’ouverture des tunnels entre La Grave et Villar-d’Arêne, puis en 1863 avec la mise en service du refuge Napoléon au col du Lautaret. Ces travaux créent des emplois, facilitent les échanges et ouvrent la voie à de nouveaux visiteurs. C’est le début du tourisme, de l’alpinisme et bientôt des premières enquêtes ethnographiques. Dans les années 1930, l’Allemand Wilhelm Giese, étudiant le Dauphiné, note d’ailleurs « la fierté prononcée » des habitants de la Haute-Romanche.
Pendant ce temps, un autre moteur économique anime la vallée : les mines du Grand Clot. Exploitées de longue date, elles connaissent un essor majeur vers 1836 quand la Compagnie des mines d’Allemont et des Hautes-Alpes modernise le site : échelle de fer de 75 mètres, nouveaux bâtiments, équipements, logements. L’activité emploie alors jusqu’à 42 laveuses, 30 mineurs et 5 employés. Malgré ces efforts, les filons s’épuisent et l’exploitation ferme en 1872.
Elle renaît toutefois dans les années 1920, avec près de 60 ouvriers installés dans un hameau minier doté d’une école. Mais comme au siècle précédent, la rentabilité décline et la mine ferme à nouveau.
Entre modernisation des routes et cycles d’espoirs miniers, le XIXᵉ siècle ouvre pour La Grave une ère de transformations rapides, annonçant l’entrée de la vallée dans le monde contemporain.