📝 Description
Le XVIIᵉ siècle marque un net retour de l’élan catholique dans la vallée. En 1646, La Grave voit s’élever la chapelle des Pénitents, dans le mouvement général de la Contre-Réforme. Comme ailleurs en France, la confrérie locale se consacre à la prière et aux œuvres de charité, affirmant la présence catholique après les décennies troublées des guerres de Religion.
À peine vingt ans plus tard, un autre signe remarquable apparaît : en 1663, La Grave se dote d’une préceptorie, financée grâce au legs de Jean Arthaud, un habitant des Hières. Un prêtre y enseigne aux enfants la prière, la lecture, l’écriture, la grammaire et le catéchisme. Dans le même siècle, d’autres écoles ouvrent au Chazelet puis à Villar-d’Arêne.
Pour une vallée isolée, c’est exceptionnel : à cette époque, plus de 75 % des Français sont illettrés. Ici, l’enseignement est déjà organisé et durable. Cette avance culturelle frappera plus tard l’ethnographe Hippolyte Muller, qui écrit en 1913 que la vallée compte une « population cultivée, obligeante et plus instruite que ne le sont habituellement les populations montagnardes ».